« Faces of Haiti » : la photographie sociale pour faire connaître les valeurs haïtiennes

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« Faces of Haiti » : la photographie sociale pour faire connaître les valeurs haïtiennes

« Faces of Haiti » : la photographie sociale pour faire connaître les valeurs haïtiennes

Le communicateur social, Samuel Daméus, fondateur du mouvement « Faces of Haiti », poursuit ses expositions à l’étranger où, à travers ses photos, il propose une image positive d’Haïti. Immortaliser les scènes qui mettent en valeur le courage, la solidarité et l’hospitalité qui caractérisent l’âme haïtienne et les montrer au reste du monde, tel est la mission que s’attribue « Faces of Haiti ». Après Miami, New York, Genève et Pékin, Paris…, le photographe s’apprête à atterrir en Égypte ce 29 mai dans le cadre de cette aventure. Dubaï, Abu Dhabi et Londres figurent également dans son agenda. Originaire du Cap- Haïtien, Samuel Daméus dit croire qu’Haïti peut attirer de nombreux touristes grâce à des initiatives semblables à la sienne.

Lors du tournage de l’émission Point par Point à Télé Pacific (diffusée chaque vendredi à 10 heures 15 du soir et reprise mardi matin à 11 heures 15), le fondateur de « Faces of Haiti » a dévoilé les projets d’avenir qui bouillonnent dans sa tête. Il a surtout expliqué la genèse de son mouvement qui a déjà eu du succès sur les réseaux sociaux. « L’idée m’est venue suite au passage de l’ouragan Matthew. Je visitais un orphelinat à Jérémie et les sourires des enfants sinistrés m’ont laissé sans mot », témoigne-t-il. Ce contraste a inspiré le photographe à capter des scènes qui, en dépit de leur côté pénible, font voir de l’espoir et du courage chez les victimes. Et pour aider à faire connaître les facettes chaleureuses des Haïtiens, il a organisé sa première exposition à Miami (Makaya Gallery), le 27 janvier 2017 qui a été son premier pas vers le succès.

Faire passer un message positif même dans l’horreur

« Mon action ne consiste pas à photographier seulement les belles plages, les restos chics et les quartiers bien entretenus. Même les scènes que certains qualifieraient de dégoutantes peuvent envoyer des messages positifs », affirme l’ex-directeur de communication du ministère du Tourisme. Il se souvient d’ailleurs d’une réaction positive qu’une photo a récoltée à Genève en dépit des controverses qu’elle provoquait dans les communautés haïtiennes. Même avec un décor peu reluisant, l’expression du visage du sujet et le soleil qui l’éclairait captés à un moment unique en ont fait une oeuvre géniale, explique le photographe.

Samuel Daméus est convaincu que le pays est victime d’une mauvaise presse. En se basant sur la couverture du séisme de 2010 par des médias étrangers, il affirme que l’image projetée par les informations des grandes agences n’est pas représentative de l’expérience haïtienne. À ce sujet, il a la satisfaction d’avoir contribué, grâce à ses photos relayées par BBC News et plusieurs autres médias, à améliorer la perception.

Pour une approche durable du tourisme

Haïti a besoin d’un tourisme durable. Ce n’est peut-être pas logique d’espérer que les rues seront du jour au lendemain bondées de touristes qui sortent d’hôtels luxueux, dit le communicateur social. À son avis, Haïti doit renforcer l’accès aux services de base à travers tout le pays, garantir la sécurité et inspirer confiance à ses visiteurs pour bénéficier d’un tourisme alternatif qui fera du bien à l’économie locale. Les réactions recueillies dans les causeries sur Haïti semblent le convaincre qu’il y a de l’espoir pour le tourisme haïtien. Son projet est d’atteindre les coins les plus éloignés de la Caraïbe dans la défense de la cause de son pays dont la réputation est affectée par l’instabilité politique, la misère, les maladies et la corruption.

Vu l’évolution du secteur touristique engendrée par le développement des technologies, l’exploitation des outils numériques apparait comme une opportunité à exploiter. Pour que des initiatives comme Faces of Haiti puissent porter leurs fruits, il est nécessaire qu’Haïti investisse les plateformes qui facilitent les déplacements des touristes dans le monde, croit Samuel Daméus. Aussi, la promotion du tourisme local, reléguée au second plan depuis un certain temps, mérite-t-elle d’être envisagée parmi les stratégies à mettre en oeuvre, étant donné que les réactions favorables des nationaux peuvent également influencer même les étrangers à l’autre bout du monde.

Auteur: Kendi Zidor

Journal: LE NATIONAL

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